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Louis Aragon [Poete Surrealiste]

 
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Mademoiselle Corbeau


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Joined: 14 Apr 2010
Posts: 7
Localisation: Dans quelque lieu caché qu'on ne te dira pas...

PostPosted: Fri 2 Jul 2010 - 11:15    Post subject: Louis Aragon [Poete Surrealiste] Reply with quote

Bon, ben je sais pas si je suis au bon endroit pour poster ça mais je supposes =). Bien bien...




 
Louis Aragon (1897-1982)    
 
    
 
Louis Aragon est un poète, romancier et essayiste français. Avec André Breton qu'il rencontre à l'université (médecine),     
puis Phillipe Soupault, il participe à l'aventure Dada. En 1924, avec les deux mêmes acolytes, il est l'un des fondateurs     
du mouvement surréaliste. Le mouvement prenant une tournure politique, il adhère au parti communiste français.     
Toute sa vie Louis Aragon sera un militant. Un de ses poèmes, "Front Rouge", est d'ailleurs condamné par la justice     
française. Il se justifie dans l'"Humanité", ce qui provoque la rupture avec les surréalistes. Il est aussi parmi les     
poètes qui durant la seconde guerre mondiale prirent parti pour la résistance contre le nazisme. Sa poésie est surtout     
inspirée, depuis les années 40, à l'amour qu'il voue à sa femme, Elsa Triolet, écrivain elle aussi.     
 
Oeuvre litteraire: (là par contre copié collé wiki oblige, c'est un peu long -_-')     
 
Récits, romans et nouvelles PoesiePlusieurs poèmes d'Aragon ont été mis en musique par Lino Léonardi, Hélène Martin, Léo Ferré, Jean Ferrat et Georges Brassens et chantés par eux-mêmes ainsi que par Yves Montand, Alain Barrière, Isabelle Aubret, Nicole Rieu, Monique Morelli ou Marc Ogeret.Essais


 
 



Quelques Poèmes:    
 
 
Gazel au fond de la nuitJe suis rentré dans la maison comme un voleur,
Déjà tu partageais le lourd repos des fleurs, au fond de la nuit.

J’ai retiré mes vêtements tombés à terre, J’ai dit pour un moment à mon coeur de se taire, au fond de la nuit.Je ne me voyais plus, j’avais perdu mon âge,
Nu dans ce monde noir, sans regard, sans image, au fond de la nuit.

Dépouillé de moi-même, allégé de mes jours,
N’ayant plus souvenir que de toi, mon amour, au fond de la nuit.

Mon secret frémissant qu’aveuglément je touche,
Mémoire de mes mains, mémoire de ma bouche, au fond de la nuit.

Long parfum retrouvé de cette vie ensemble,
Et comme aux premiers temps qu’à respirer je tremble, au fond de la nuit.

Te voilà ma jacinthe entre mes bras captive,
Qui bouge doucement dans le lit quand j’arrive, au fond de la nuit.

Comme si tu faisais dans ton rêve ma place,
Dans ce paysage où Dieu sait ce qui se passe, au fond de la nuit.

Ou c’est par passe-droit qu’à tes côtés je veille,
Et j’ai peur de tomber de toi dans le sommeil, au fond de la nuit.

Comme la preuve d’être embrumant le miroir,
Si fragile bonheur qu’à peine on peut y croire, au fond de la nuit.

J’ai peur de ton silence, et pourtant tu respires,
Contre moi je te tiens, imaginaire empire, au fond de la nuit.

Je suis auprès de toi le guetteur qui se trouble
A chaque pas qu’il fait de l’écho qui le double, au fond de la nuit

Je suis auprès de toi le guetteur sur les murs
Qui souffre d’une feuille, et se meurt d’un murmure, au fond de la nuit.

Je vis pour cette plainte à l’heure ou tu reposes,
Je vis pour cette crainte en moi de toute chose au fond de la nuit.

Va dire ô mon gazel, à ceux du jour futur,
Qu’ici le nom d’Elsa seul est ma signature, au fond de la nuit !







Poème à crier dans les ruines:
Tous deux crachons tous deux 
Sur ce que nous avons aimé 
Sur ce que nous avons aimé tous deuxSi tu veux car ceci tous deux
Est bien un air de valse et j’imagine
Ce qui passe entre nous de sombre et d’inégalable
Comme un dialogue de miroirs abandonnés
A la consigne quelque part Foligno peut-être
Ou l’Auvergne la Bourboule
Certains noms sont chargés d’un tonnerre lointain
Veux-tu crachons tous deux sur ces pays immenses
Où se promènent de petites automobiles de louage
Veux-tu car il faut que quelque chose encore
Quelque chose
Nous réunisse veux-tu crachons
Tous deux c’est une valse
Une espèce de sanglot commode
Crachons crachons de petites automobiles
Crachons c’est la consigne
Une valse de miroirs
Un dialogue nulle part
Ecoute ces pays immenses où le vent
Pleure sur ce que nous avons aimé
L’un d’eux est un cheval qui s’accoude à la terre
L’autre un mort agitant un linge l’autre
La trace de tes pas Je me souviens d’un village désert
A l’épaule d’une montagne brûlée
Je me souviens de ton épaule
Je me souviens de ton coude
Je me souviens de ton linge
Je me souviens de tes pas
Je me souviens d’une ville où il n’y a pas de cheval
Je me souviens de ton regard qui a brûlé
Mon coeur désert un mort Mazeppa qu’un cheval
Emporte devant moi comme ce jour dans la montagne
L’ivresse précipitait ma course à travers les chênes martyrs
Qui saignaient prophétiquement tandis
Que le jour faiblissait sur des camions bleus
Je me souviens de tant de choses
De tant de soirs
De tant de chambres
De tant de marches
De tant de colères
De tant de haltes dans des lieux nuls
Où s’éveillait pourtant l’esprit du mystère pareil
Au cri d’un enfant aveugle dans une gare-frontière
Je me souviens 


 
Je parle donc au passé  
Que l’on rie 
Si le coeur vous en dit du son de mes paroles 
Aima  
Fut  
Vint  
CaressaAttendit
Epia les escaliers qui craquèrent
0 violences violences je suis un homme hanté
Attendit attendit puits profonds
J’ai cru mourir d’attendre
Le silence taillait des crayons dans la rue
Ce taxi qui toussait s’en va crever ailleurs
Attendit attendit les voix étouffées
Devant la porte le langage des portes
Hoquet des maisons attendit
Les objets familiers prenaient à tour de rôle
Attendit l’aspect fantômatique Attendit
Des forçats évadés Attendit
Attendit Nom de Dieu
D’un bagne de lueurs et soudain
Non Stupide Non
Idiot
La chaussure a foulé la laine du tapis
Je rentre à peine
Aima aima aima mais tu ne peux pas savoir combien
Aima c’est au passé
Aima aima aima aima aima
0 violences 


 
Ils en ont de bonnes ceux  
Qui parlent de l’amour comme d’une histoire de cousine 
Ah merde pour tout ce faux-semblantSais-tu quand cela devient vraiment une histoire
L’amour
Sais-tu
Quand toute respiration tourne à la tragédie
Quand les couleurs du jour sont ce que les fait un rire
Un air une ombre d’ombre un nom jeté
Que tout brûle et qu’on sait au fond
Que tout brûle
Et qu’on dit Que tout brûle
Et le ciel a le goût du sable dispersé
L’amour salauds l’amour pour vous
C’est d’arriver à coucher ensemble
D’arriver
Et après Ha ha tout l’amour est dans ce
Et après
Nous arrivons à parler de ce que c’est que de
Coucher ensemble pendant des années
Entendez-vous
Pendant des années
Pareilles à des voiles marines qui tombent
Sur le pont d’un navire chargé de pestiférés
Dans un film que j’ai vu récemment
Une à une
La rose blanche meurt comme la rose rouge
Qu’est-ce donc qui m’émeut à un pareil point
Dans ces derniers mots
Le mot dernier peut-être mot en qui
Tout est atroce atrocement irréparable
Et déchirant Mot panthère Mot électrique
Chaise
Le dernier mot d’amour imaginez-vous ça
Et le dernier baiser et la dernière
Nonchalance
Et le dernier sommeil Tiens c’est drôle
Je pensais simplement à la dernière nuit
Ah tout prend ce sens abominable
Je voulais dire les derniers instants
Les derniers adieux le dernier soupir
Le dernier regard
L’horreur l’horreur l’horreur
Pendant des années l’horreur
Crachons veux-tu bien
Sur ce que nous avons aimé ensemble
Crachons sur l’amour
Sur nos lits défaits
Sur notre silence et sur les mots balbutiés
Sur les étoiles fussent-elles
Tes yeux
Sur le soleil fût-il
Tes dents
Sur l’éternité fût-elle
Ta bouche
Et sur notre amour
Fût-il
TON amour
Crachons veux-tu bien 


Bon, la mise en page buge à mort, j'ai galeré pour rien, elle veut pas se mettre comme je veux >.<


 

_________________
Celui qui passe sa vie à chasser des monstres devrait prendre garde à ne pas en devenir un... Quand à celui qui scrute le fond de l'abime, l'abime le regarde aussi...


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PostPosted: Fri 2 Jul 2010 - 11:15    Post subject: Publicité

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DJ Dekadenz
Administrateur

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Joined: 02 Mar 2010
Posts: 224
Localisation: Metz

PostPosted: Fri 2 Jul 2010 - 14:27    Post subject: Louis Aragon [Poete Surrealiste] Reply with quote

Oui oui tu es au bon endroit t'en fais pas Smile

J'aime beaucoup ce qu'il fait c'est vrai que ça change !
_________________
Ich will euch tanzen sehen !


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